Rédaction

Ecriture d’articles, de communiqués de presse…

Sélection d’articles écrits pour le journal d’infos locales « Maxi Flash »
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Foot : Le Racing de retour en L2
5 ans après sa chute en CFA2 et dans le monde du football amateur, le Racing accède enfin à la Ligue 2 et au professionnalisme. Et ça fait du bien de le dire, de l’écrire et de le lire : Strasbourg est de retour.
« Je l’avoue, j’ai eu un doute. En plein été 2011, je croyais le Racing mort. Jafar Hilali (pas celui d’Aladdin, l’autre) venait d’achever magistralement le travail de destruction du Racing. Il n’y avait alors plus de dirigeants, plus de joueurs, plus d’entraîneur, plus de ballons et même plus de cônes pour faire un 3 contre 3 sur un terrain d’entraînement. Je croyais le Racing mort, et le foot avec lui : comme pour beaucoup d’Alsaciens, le foot n’a pour moi aucun sens sans le Racing…
Le 27 août 2011, j’étais pourtant de ceux qui ont fait le court déplacement jusqu’au stade du Schlossberg de Forbach, pour le premier match du Racing en CFA2. Plus qu’un match : un acte de renaissance. Oui, nous étions vivants ! David Ledy était sur le terrain, François Keller sur le banc de touche et des centaines de supporters s’époumonaient dans les tribunes. Nous savions tous, à cet instant, que le Racing était immortel. Nous retrouvions aussi le plaisir du vrai football, du foot populaire, celui sans fouille aux corps ni rangées de CRS, celui qui se joue aussi à la main courante et qui se termine tard au club house. Partout ou presque où passait le RCS, c’était la fête. Steinseltz, Weyersheim, Sarre-Union, Oberschaeffolsheim, Schoenenbourg, Reiperstwiller, Seltz… jamais le Racing n’a été aussi proche de sa base. Il s’est forcément créé quelque chose de fort durant ces 5 années.
Et même si le parcours a parfois été difficile (montée en National à l’arrachée, repêchage administratif en National l’année suivante, échec de montée en Ligue au dernier moment la saison dernière), si le jeu n’était pas très spectaculaire et si les adversaires ne faisaient franchement pas rêver, le Racing a fait le boulot et accède à la Ligue 2. Il retrouve des adversaires de son standing (Lens, Reims, Auxerre, Sochaux…) et a la Ligue 1 dans le viseur. Mais il retrouve surtout le professionnalisme porté par la ferveur de ses supporters, un soutien et un amour que je n’ai jamais connu dans ma pourtant déjà longue (plus de 20 ans…) vie de fan du Racing. Gageons que cette union ne soit pas qu’une illusion, et qu’elle porte les nouvelles générations de supporters : vendredi dernier, pour le dernier match du Racing en National, mon fils découvrait la Meinau, des étoiles plein les yeux. Il était né quelques jours à peine après le 1er match du Racing en CFA2, à Forbach. Le Racing et lui ont tout l’avenir devant eux. J’en suis heureux, car nous vibrerons encore de nombreuses fois ensemble. Strasbourg est de retour ».
Par Thomas Lincker – Article publié le 10/06/2016  racingl2

Athlétisme : L’Unitas Brumath en pleine forme
Le club d’athlétisme Unitas Brumath (UB) est actuellement porté par une génération de coureurs exceptionnelle.
Ce mardi soir, une bonne douzaine de jeunes athlètes de l’UB s’apprête à entrer en lice au meeting de Saverne. Au bord de la piste, les Brumathois achèvent leur échauffement par quelques étirements, dans une ambiance de franche rigolade. « C’est une bande de copains », indique Bertrand Haas, le président de l’Unitas Brumath Athlétisme. « On se charrie beaucoup, c’est marrant », reconnaît Julian Ranc, coureur en demi-fond. « Mais on a beau être potes, il y a quand même de la concurrence ».
Car derrière cette décontraction apparente se cache une génération de coureurs exceptionnelle. « C’est une génération comme on en a tous les 20 ans », reconnaît Bertrand Haas. « Ils ont commencé ensemble il y a 10 ans. C’est le temps d’entraînement qu’il faut pour arriver au niveau national». Julian Ranc confirme : « on s’entraîne ensemble depuis tout petits. Baptiste Mischler était toujours le meilleur, on voulait toujours le rattraper. Quand on s’entraîne ensemble, ça tire tout le monde vers le haut ».
Résultat : avec Baptiste Mischler sur 1500 mètres junior et son frère Timothée Mischler sur 2000 mètres steeple cadet, l’UB vient de décrocher les 43ème et 44ème titres de champions de France de son histoire. Julian Ranc a l’ambition de ramener le 45ème titre du club de Aubagne, où il disputera les championnats de France espoirs les 16 et 17 juillet prochains. Il en a les moyens : il est l’auteur du 3ème meilleur temps de l’année sur 800 mètres en espoirs. Des médailles peuvent également arriver de l’international : au même moment, Timothée Mischler participera aux championnats d’Europe cadets à Tbilissi (Géorgie). Quelques jours plus tard, Baptiste défiera les meilleurs athlètes de la planète aux championnats du Monde juniors à Bydgoszcz, en Pologne.
Ces performances ne sont pas le fruit du hasard. Depuis plusieurs dizaines d’années, l’UB s’est spécialisé dans le demi-fond (les courses entre 800 et 5 000 mètres). « Grâce au travail d’Hubert Steinmetz, notre entraîneur mythique, Brumath est reconnu au niveau national », reconnaît Bernard Haas. « Les jeunes viennent de loin pour suivre les entraînements à Brumath ».
Le club compte actuellement 160 licenciés. La porte d’entrée du club, c’est l’école d’athlétisme, accessible aux enfants à partir du CE1. Les jeunes athlètes s’initient à toutes les disciplines de l’athlétisme (lancer, saut et course), avant de se spécialiser quelques années plus tard. La nouvelle saison débutera le 1er septembre : « pendant tout le mois de septembre, les débutants peuvent venir faire des essais libres. Ceux qui veulent continuer prennent ensuite la licence ». Et suivront peut-être le chemin des champions d’aujourd’hui.
Informations et renseignements : unitasbrumath.athle.com
Par Thomas Lincker – Article publié le 08/07/2016
brumathunitas

Foot : La Coupe d’Alsace pour Haguenau !
Le FR Haguenau remporte la sixième Coupe d’Alsace de son histoire en battant le RC Strasbourg II, 1 but à 0,
à Schweighouse-sur-Moder.
Pour le FR Haguenau comme pour le RC Strasbourg II, cette finale de la Coupe d’Alsace de football était l’occasion d’apporter de la couleur à une saison qui en manquait un peu. Haguenoviens et Strasbourgeois occupent en effet le ventre mou du même groupe de CFA2 : l’histoire ne retiendra ni la 8ème place du Racing II, ni la 9ème du FRH… Elle retiendra, par contre, que ce 11 juin 2016 ce sont les rouges du FR Haguenau qui ont soulevé la coupe, grâce à une victoire 1-0 contre la réserve du Racing. « On ne joue pas souvent la finale, c’est bien de la gagner! Les joueurs ont gagné avec le cœur, c’est ce qui est important », savoure Michel Antoni, le président du FR Haguenau.
C’est le but d’Adrien Onega, à la 83ème minutes du match, qui a offert au FRH la sixième Coupe d’Alsace de son histoire. « Je vois la balle déviée, je bloque le défenseur et la reprend en demi-volée. C’est la joie, la libération. Je suis très content d’avoir marqué, il y a la victoire au bout ». La participation du jeune attaquant n’était pourtant pas prévue : il évolue habituellement avec l’équipe réserve du FRH, et n’a été appelé pour ce match que grâce à une série de blessures et suspensions des titulaires habituels.
Loïc Corneille non plus n’est pas le gardien habituel de l’équipe, mais sa participation à lui était prévue : il garde les buts du FRH en Coupe d’Alsace. Samedi dernier, il a été l’auteur de plusieurs arrêts décisifs, permettant à son équipe de préserver ses chances de victoire. « C’était un match serré, on s’est accroché. Ils avaient une meilleure assise technique, on savait qu’on allait souffrir, on manquait de rythme. Notre gardien sort les occasions au moment où il le faut, et puis on marque un joli but. », analyse Philippe Knobloch, l’entraîneur du FR Haguenau. « Ça égaye notre saison, on avait beaucoup d’ambitions, cette coupe remplit le palmarès et met de la lumière sur le club ».
L’attaquant et capitaine du FR Haguenau, Cyril Giesi, était évidemment tout sourire à la fin de la rencontre : « C’était le dernier match de la saison, on était à 95 minutes de soulever la deuxième coupe d’Alsace en 3 ans. Chacun a fait les efforts pour y parvenir. C’est positif par rapport à la saison, on ne pouvait pas demander plus ! On peut partir sereinement en vacances ».
Par Thomas Lincker – Article publié le 17/06/2016
frhaguenau

La brasserie Uberach continue d’ouvrir la voie
Les brasseries artisanales sont de plus en plus nombreuses en Alsace. Ce ne fut pourtant pas toujours le cas : créée en 1999, la brasserie Uberach a ouvert la voie aux brasseries artisanales alsaciennes.
Invraisemblable et pourtant à la fin des années 90, en terre de bière alsacienne, les brasseries artisanales étaient alors quasi inexistantes. « La bière artisanale arrive enfin », se réjouit Eric Trossat, le fondateur et directeur de la brasserie. Depuis 1999, année de fondation de la brasserie Uberach, les brasseries artisanales se sont multipliées en Alsace. Les amateurs de bières ont désormais plus de choix, mais pour Eric Trossat, il n’y a pas de concurrence : « ça créé une vraie émulation. ça profite à tous et au marché de la bière. Sans les nouvelles brasseries artisanales, on n’en serait pas là aujourd’hui ».
« Là aujourd’hui » signifie diriger une brasserie fonctionnant grâce à 5 personnes, produisant 3 500 hectolitres de bière par an dans un équipement neuf et adapté au brassage. Il a deux ans, Eric Trossat investissait en effet 1,9 millions d’euros dans la construction d’un nouveau local et l’achat de nouveau matériel de production. « Depuis 1999, on bricolait dans un ancien bâtiment pas adapté au brassage. Il fallait pérenniser l’entreprise. On a conçu le nouveau bâtiment autour de nos besoins, avec un vrai espace d’accueil, des espaces rendant les travaux de manutention moins pénibles. être bien organisé permet de durer », explique encore Eric Trossat.
Dans sa nouvelle brasserie, située dans la zone artisanale de Uberach, Eric Trossat et son équipe produisent et vendent bien plus confortablement qu’avant leur quinzaine de bières différentes. La moitié d’entres elles sont certifiées « bio », et toutes sont produites avec du houblon d’Alsace. Elles seront à nouveau présentées au prochain salon de l’agriculture à Paris.
Quant à la prochaine bière de saison, ce sera « la bière de printemps, une bière bien houblonnée, la première bière produite à partir de la nouvelle récolte de houblon », dixit Eric Trossat. Une bière de tradition à déguster, avec modération évidemment, à Uberach… ou chez l’un des autres brasseurs artisanal d’Alsace.
Par Thomas Lincker – Article publié le 05/02/2016
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La double vie de Jean-Christophe
Dessinateur industriel le jour, Jean-Christophe Matz continue de créer une fois la nuit tombée. Il troque alors l’ordinateur de son bureau pour ses pinceaux et ses toiles, et prépare ses rencontres avec les plus grandes stars. Jean-Christophe Matz, le cas particulier de « Monsieur tout le monde pas comme les autres ».
Quand on lui demande quelles étaient ses dernières prises, sa réponse détonne toujours : « David Guetta, au Zénith, il y a 10 jours. Avant lui, j’ai fait Johnny Hallyday au Zénith », répond simplement l’artiste peintre. Et avant eux Gad Elmaleh, Jean-Marie Bigard, Anne Roumanoff, Nicolas Sirkis… « J’ai commencé pour me changer les idées, en 2010. Je voulais rencontrer des gens impossibles à rencontrer », raconte Jean-Christophe Matz. « Pour ça, il faut faire des choses qui sortent de l’ordinaire ».
A la peinture acrylique blanche sur fond noir, il dresse alors des portraits plus vrais que nature de stars du spectacle, du cinéma et de la télévision. Il ruse ensuite pour approcher ses sujets et leur faire signer ses tableaux, une trentaine à ce jour. « Chaque rencontre est différente. Par exemple, Christophe Willem était vraiment intéressé et investi, il a partagé mes photos sur les réseaux sociaux… », se souvient encore Jean-Christophe.
Egalement passionné d’aéromodélisme et de photographie, Jean-Christophe Matz a sympathisé avec les sauveteurs de Dragon67, qui réalisent des missions de secours en hélicoptère. Il a dessiné et animé la décoration de la base, « une aventure humaine incroyable ». Comme celle qu’il vit à l’occasion de Halloween, où il construit avec famille et amis de véritables maisons hantées. « C’est génial de pénétrer à l’intérieur de la réalisation artistique : les visiteurs font le tableau ». Ils étaient près de 1200 en octobre dernier à frissonner dans un garage automobile transformé en lieu d’épouvante. Une performance qui, ajoutée aux autres, lui a valu la distinction de citoyen d’honneur du Val de Moder, le 15 janvier dernier.
La prochaine rencontre est prévue le 26 février au Zénith de Strasbourg avec le ventriloque Jeff Panacloc. Après sa journée de travail, Jean-Christophe passera à nouveau du monde de l’industrie à celui du showbiz, en toute simplicité. Avec un tableau à accrocher dans sa galerie des célébrités.
Par Thomas Lincker – Article publié le 12/02/2016
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